ARTIGIANATO DESIGN AUTOPRODUZIONE
Savana & Moroni

 

 

S’il est vrai que nous marchons vers une Europe non seulement économique, mais également lieu d’échanges entre les nombreuses cultures qui la composent, je placerais volontiers l’exposition “Made in Italy, Design et Arts Appliqués chez Sawaya et Moroni ” dans une démarche de connaissance réciproque et de travail d’équipe entre citoyens de différents pays. Collaborer à la réussite d’une initiative collettive crée des liens réels de solidarité, et, aujourd’hui, nous tous qui avons partecipé à cette exposition, nous nous sentons un peu plus citoyens d’Europe.

 

La collection Sawaya et Moroni

 

La collection Sawaya et Moroni, composée de meubles et d’objets de décoration contemporaine, constitue un excellent moyen pour mieux comprendre le “Made in Italy”. Cette locution évoque, pour tous, un certain bon gout, souvent associé à traduire la richesse et la complexité d’une réalité présente

 

“ A travers l’initiative du musée Mandet, nous avons choisi de suoulinger et de valoriser un esprit particulier du “ Made in Italy ”: le role actif que des éditeurs comme William Sawaya et Paolo Moroni jouent en faveur de la créativité, de l’artisanat et des petites et moyennes enterprises, moteurs de l’économie et de la société italiennes ”.

 

sur tout le territoire italien, constituée d’hommes, de capacités productives, de synergies, d’innovation et de traditions.

 

“ Made in Italy ”  offre de multiples facettes qui mériteraient toutes d’etre étudiés et présentées. A travers l’initiative du musée Mandet, nous avons choisi de souligner et de valoriser un aspect particulier de  ce théme : le role actif ques des editeurs comme William Sawaya et Paolo Moroni, et beaucoup d’autres bien etendu, jouent en faveur de la créativité,  de l’artisanat, des petites et moyennes enterprises, moteurs de l’économie et de la société italiennes.

 

“ Sawaya et Moroni ” est une enterprise coordonnant les différences étapes du produit, de la conception à la commercialisation. En faisant de la recherche de langages contemporains internationaux son fer de lance, cette enterprise trouve toujour en Italie, parmi la myriade d’unités de production, celle qui peut réaliser tel objet ou tel composant, dans les matériaux et les quantités nécessaires.

 

Grace à son role d’animation et de coordination, avant-garde et tradition, régionalism et internationalisme, savoir-faire et conceptualisation s’unissent de facon exemplaire. Des liens de réciprocité se tissent entre le designer qui se fonde sur la matière pour en appréhendre les possibilités et les limits de l’artisan qui dépasse les codes habituels, parfois ripétitifs, pour s’aventurer vers de nouvelles découvertes.

 

Phénomène important, non seulement parce qu’il permet à une famille d’objets ayant un impact et une qualité uniques d’exister, mai aussi parce qu’il démontre comment il est possible de faire dialoguer des sujets considérés, la plupart du temps, comme antagonistes et ouvre ainsi de nouveaux horizons tant à l’artisanat

“ Made in Italy ”, naissance et développement

 

“ Made in Italy ” ou encore “ Fait en Italie ” désigne cet ensemble de savoir-faire propres au tertiaire et au système de production italiens, composé surtout d’artisan et de petites et moyennes enterprises.

 

Ce réseau dense et diversifié, marqué par la flexibilité, la spécialisation et les synergies, permet la réalisation de produits trés elaborés.

Un grand élan en faveur de valorisation du “ Made in Italy ” a eu lieu dans les années 60, avec la modernisation du secteur et de la décoration.

Secteurs forts d’une tradition artisanale a su évoluer au cours des siécles pour atteindre des niveaux d’excellence, grace à la présence de nombreus architectures civiles et religieuses, typiques du paysage italien. C’est en Lombardie, plus exactement en Brianza, qu’un ensemble de facteurs favorables a provoqué le renouvellement de l’ameublement contemporain, tout d’abord grace à la collaboration intelligente d’entrepreneurs ouverts a la culture de design (Zanotta, Cassina, Arflex, Tecno, Flos, Arteluce….) et d’architectes attirés par l’éxperimentation de nouvelles formes et techniques (Zanuso, Colombo, Albini, Castiglioni, Mari, Magistretti, Caccia Dominioni…). Ces Initiatives courageuses sont également courennées de succés grace aux exposition comme la Triennale de Milan, à l’activité associative et promotionnelle de l’ADI (Association du Design Industriel) et du “ Compasso d’Oro ” (prix italien du meilleur design) et à la contribution culturelle des revue comme Domus et Stile Industria.

Mais ce qui a permis le développement du secteur a été l’extraordinaire élargissement de la domande en meubles “ modernes ”, émanant de l’urbanisation généralisée et du boom économique, lesquels ont suivi a la rencostruction de l’aprés-guerre.

Milan, siège de la bourgeoisie la plus dynamique et aisée du pays, est le berceau de la nouvelle culture du design. Depuis 1961, avec l’overture du Salon de Meuble, rendez-vous annuel des producteurs et des concepteurs du monde entier, Milan est devenu le lieu de référence nationale et internationale du design. C’est là que sont nées de très nombreuses initiatives, groupements, galeries, maison d’edition et des revues spécialisées qui ont contribué à l’afirmation et à la diffusion du design italien.

A partir des années 70 et 80, suite àun renouvellement des valeurs et des idéaux, à une réorganisation géopolitique, aux nouvelles migrations à travers le monde, des mouvements avant-gardistes se mettent à la recherche de nouveaux langages dans l’architecture et le design. Il s’agit aloss de l’Architettura Radicale, puis Memphis, Alchimia, Zeus, le Nouvel Eclectisme et toute l’expérimentation liée au Post-Modernisme.

L’objectif est de reconstruire les valeurs de la vie quotidienne. Les réalisation, inspirées quelquefois des traditions régionales ou parfois du métissage entre des très différentes, ont en commun la rupture définitive avec l’idée d’une modernité neutre et égale pour tous, véhiculée par le Bauhaus, le Mouvement Moderne et le Rationalisme. Du Modernisme on passe donc au Post-modenisme, du centralisme de la production on se dirige vers la diversification des formes de production, d’organitation et de consommation. Le “  Fait main ” s’oppose à la série industrielle ; les artistes s’associent aux designers dans la création d’object qui essaient de refléter les changements de l’époque en cours. C’est d’ailleurs dans ces années là que l’Italies’ouvre à l’internationalité. En termes de marche, les exportations de meubles italiens passent de 30% dans les années 70-80 à 55% en 1997 (chiffres donnés par l’Assoarredo : Associazione italiana delle industrie dell’arredamento). Aujourd’hui, l’Italie est le premier exportateur de meubles au monde (elle exporte dans 200 pais pour une valeur de 57 milliard fe Francs).

 

En termes de conception, les creatures les pluis importants, qu’ils soient europeens, américains, ou japonais, sont sous les charme de ses idées et de ces realisations, et travaillent avec les entreprices italiennes, en contribuant ainsi à la diffusion du “ Made in Italy ”  dans le monde.

 

Parmì les conséquences les plus fructueuses de ce dynamisme on constate un nouvel élan dans la production artisanale et dans celle des “ meubles de style ”. Ces secteurs, qui étaient restés jusque là en marge de la dynamique du “ made in Italy ”, risquaient de se refermer sur eux-memes.

 

Aujourd’hui se dessine un phénomène de decentralisation, face à l’hégémonie de l’espace milanaise : sur la carte du design, d’autres lieux de référence apparaissent.

 

En 1986, c’est au tour de Vérone, grace a la naissance de la manifestation annuelle “ Abitare il tempo ”, de tisser de nouveaux liens porteurs entre les artistes, les designers e les artisans et les producteurs qui travaillant ensemble poue utiliser au mieux, et dan “ l’air du temps ”, les resources liées aux traditions régionales. A partir de ce modèle, beaucoup d’initiatives sont apparues partout en Italie afin que projets et savoir-faire se combinent. Des groupmentes de conception et de production se forment à Volterra (albatre), à Colle Val d’Elsa (cristal), à Spilimbergo (mosaique), à Salento (pierre), à Faenza (céramique) auxquels s’ajoutent de nouvelle expériences, parmi les plus récentes : Brindisi, Naples, Palerme, Turin. Les organisme locaux commecent à etre  impliqués dans ce mouvement né de la bonne volenté de quelques-uns. Cepedant, le problème qui se pose aujour’hui est celui de rénover les “ écoles d’art ”, implantées sur toute l’Italie, de renouveler l’image de l’artisan, débarrasée de ses vieux stéréotypes, ouvert à la conception et à la culture d’enterprise. Un professionnel, capable d’aimer la matière sans renier la contemporanéité, ou si l’on préfère, aimant la contemporanéité sans renier la matière.

 
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